BIENVENUE…

 

Ma calvitie s’explique très bien. Je suis d’une taille extravagante… Alors vous comprenez, mes cheveux ont le vertige… et ils tombent!

CHAM

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Bienvenue sur le blog d’un des caricaturistes français les plus prolifiques du XIXe siècle. Ce site est tout récent et nous sommes à la recherche de contacts autour de ce personnage. Toutes collaborations ou questions seront les bienvenues.

A très bientôt

Les heureux administrateurs

Publié dans : Non classé | le 30 janvier, 2008 |Pas de Commentaires »

Cham platrographié…

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Merci à un de nos plus fidèles lecteurs de nous avoir communiqué cette image datée de 1860 et extraite du Charivari.

Publié dans : Non classé | le 1 septembre, 2010 |Pas de Commentaires »

CHAM : « Correspondance et autres fariboles »

Cher lecteurs et amis.

Nous avons le plaisir de vous annoncer que nous travaillons activement à la publication d’un volume de « Correspondance et autres fariboles » de Cham. Cette publication, très attendue, comme vous le devinez, réunira les lettres de Cham conservées dans les collections publiques ou privées, agrémentées de récits et extraits divers. Le tout sera illustré, comme il se doit, d’images extraites de nos collections.

Plus que jamais, nous sommes à la recherche de lettres, extraits, mentions dans les catalogues de ventes d’autographes, etc… Le moindre renseignement peut nous être utile.

Vos informations, propositions de consultation ou de vente seront les bienvenues.

N’hésitez pas à nous contacter.

Nous vous répondrons avec les plus grand plaisir.

Les administrateurs.

Nous recherchons tout particulièrement un recueil 21 L.A.S., la plupart adressée à Gustave Macé; 34 pages in-12 ou in-8. Correspondance amicale et intéressante à Macé qui devint chef de la Sûreté. On y revit les suites de la Commune… (Vente Drouot, 8 décembre 1993). Si vous êtes l’heureux détempteur de ce recueil, merci de vous faire connaître!

 

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Publié dans : Non classé | le 25 janvier, 2010 |Pas de Commentaires »

Mise en abîme d’un caricaturiste!

Cham na rata jamais l’occasion de glisser sa silhouette, assez rarement toutefois, au beau milieu de ses dessins. Je viens de découvrir dans le recueil Albums charivariques paru en 1848, cette image ou le caricaturiste s’est placé aux côtés des autres enfants de Noé, Sem et Japhet. Je crois reconnaître aussi le père de Cham dans la silhouette de Noé ainsi que les frères de notre dessinateur, Franck et William?

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Prochaînement, vous pourrez lire un article sur ce fameux recueil Albums charivariques et ses étonnantes images.

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Eh oui, nous t’avons reconnu!

Publié dans : Non classé | le 29 janvier, 2008 |Pas de Commentaires »

Nous publions aujourd’hui un article anonyme extrait de La petite revue du 22 juillet 1865, qui vient compléter notre article « Cham chez lui ». Un moment d’intimité de Cham saisi au vol! Bonne visite.

Il habite au premier, rue Vintimille, un appartement dont l’ameublement et la décoration révèlent à la fois les goûts du grand seigneur et ceux de l’artiste. Antichambre orné de tableaux et de gravures. Salle à manger dont la pièce principale est une superbe pendule Boulle du plus beau style; riche buffet en chêne sculpté où se dressent les services en vaisselle plate et en vieux Sèvres; dans les encoignures, petites tables aussi en chêne sculpté, chargées de menus objets artistiques. Sur les murs, deux curieux tableaux chinois rapportés à Mme de Noé par M. de Lagrenée, ancien ambassadeur en Chine.

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Une oeuvre du peintre Van Blarenberg

A droite de la salle à manger le salon, richement meublé : coupes de Sèvres, cristaux de Saxe et de Bohème, pilastres en majoliques florentines, buffets en bois de rose tout pleins d’objets de curiosité, riches jardinières dans les embrasures des croisées, un magnifique tableau de Ribeyra, deux aquarelles de Blaremberg, etc. A côté, les appartements de Mme de Noé.

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Une gravure que non avons déjà publié dans « Cham chez lui ». On y retrouve l’ambiance et les éléments de l’article que nous publions aujourd’hui : les toiles, les statuettes, les journaux épars, l’écritoire…

Au bout de la salle à manger, petit boudoir tendu en soie gris-perle, où se trouvent des tableaux de famille, des grognards de Charlet, son ancien maître, des tableaux du maître de la maison; son portrait à vingt-cinq ans par Paul Delaroche, deux superbes eaux-fortes de Louterbourg, etc.

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Le portrait de Cham par Paul Delaroche?

Ensuite, sa chambre où s’étale, avec l’insouciance de l’art, le plus beau désordre, une pièce de serge verte tendue aux deux tiers inférieurs de la fenêtre qui donne sur le square Vintimille fait le jour. A côté de la fenêtre, un pupitre en vieux chêne où six heures par jour, Cham dessine debout, ces charges qui ont le privilège de dérider les fronts les plus soucieux, et qui sont peut-être l’histoire la plus pittoresque et la plus saisissante de notre époque.

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Une gravure de Philipp Jakob Loutherbourg

Sur les tables, les cheminées, mille objets de tous toutes sortes : c’est un vrai capharnaüm dans lequel on distingue une charge délicieuse de l’artiste faite par Dantan jeune, une autre de Louis Huart, par le même; aux murs, des tableaux de lui et d’autres, des gravures, des Carle Vernet dont Cham raffole, des journaux épars partout. Cham est l’homme le plus insoucieux du monde de ses ouvrages, et ce n’est certes pas à lui qu’il faudra s’adresser pour réunir son œuvre complète.

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Cham, « platrogaphié » par Dantan jeune » visible chez lui

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Parlons un peu de l’homme : Pour bien le connaître, il faut toujours se souvenir qu’il est comte, et appartient il une famille dont le blason est à Versailles dans la salle des Croisades. Les instincts du gentilhomme se heurtent à chaque instant à ceux de l’artiste; nous devrions plutôt dire se marient.

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Louis Huart par Dantan jeune

Avec ses amis, il est avant tout artiste, artiste sans façon, bon enfant, d’un esprit non pas pétillant, mais fin et délicat. Sa gaîté est inépuisable, mais c’est toujours une gaîté de gentilhomme qui ne se compromet pas et ne se laisse pas voir à tout propos. Il fait les charges les plus désopilantes et lance les mots les plus charmants en conservant le plus imperturbable sang-froid. II ne rit presque jamais, et ceux qui le connaissent peu ne savent souvent pas s’il parle sérieusement ou s’il plaisante. En revanche, ses yeux sont pleins d’une sorte de gaîté narquoise qui, par sa constante ironie fait trembler les plus aguerris.

Son défaut, c’est de vous faire poser. II ne tient pas à amuser les autres; il s’amuse de vous; mais le moyen de lui en vouloir ? Ses blagues (appelons les choses par leur nom) sont toujours inoffensives et ne font de mal à personne. C’est le plus charmant caractère du monde, (et bien malavisé celui qui se fâcherait de lui avoir un instant servi de plastron. Les rieurs ne seraient pas de son côté. Nous avons dit son défaut. Disons aussi sa faiblesse; il n’en a qu’une, mais poussée il ses dernières limites. Celle faiblesse, c’est son chien, un adorable havane, qui a eu les honneurs d’un feuilleton de Villemot dans le Temps, et d’un autre signé Louis Leroy dans le Charirari de mercredi dernier. « Cham s’agite, son chien le Mène » partout, au restaurant, à la promenade, en visite, au spectacle, nous ne savons pas où il ne le conduit pas; tantôt le portant benoîtement sur son cœur, tantôt le retenant au bout d’une laisse. Et à chaque instant ce sont des transes, des émotions mille fois plus vives que celles d’un débutant le soir de sa première représentation.

Publié dans : Non classé | le 29 janvier, 2008 |Pas de Commentaires »

Lire « Cham sa vie et son oeuvre » !

Il est maintenant possible de télécharger l’amusante biographie « Cham, sa vie et son oeuvre » publiée par félix Ribeyre en 1884. Un texte savoureux qui permet de découvrir quelques aspects curieux de la personnalité du caricaturiste.

(lien dans la colonne de droite)

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Publié dans : Non classé | le 29 janvier, 2008 |Pas de Commentaires »

Les fameux albums « à un franc » et la censure

Par Rodolphe Trouilleux

Dans l’œuvre de Cham, la production des « albums à un franc » occupe une place particulière, par le nombre des albums édités (123 environ), par la régularité de leur publication et par la longévité de cette forme très particulière d’ouvrage. On n’imagine plus maintenant combien ces petits albums, peu coûteux, firent partie pendant de longues années du paysage éditorial français. De Proudhoniana publié en 1848 au Salon pour rire 1876, les lecteurs assidus de Cham purent suivre, pendant vingt-huit années, la production de leur caricaturiste préféré.

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Sur la couverture de l’album, « Le Carnaval à Paris », cette rare dédicace de Cham « à Monsieur Durand hommage de l’auteur »

Dès le début de leur publication, ces modestes albums comportaient 16 pages : une pour la page de titre intérieure, comportant généralement un bois, et quinze autres présentant quatre bois chacune. Une soixantaine d’images étaient donc publiées dans petits volumes, peu coûteux et facilement maniables .
Il s’agissait tout simplement de la réimpression en albums de bois parus le dimanche dans la Revue comique de la semaine du Charivari. Ces ouvrages furent tout d’abord disponibles au bureau du journal, 16 rue du Croissant, ensuite chez Michel Lévy frères, libraires éditeurs, 2bis rue Vivienne et 15 boulevard des Italiens, puis à la librairie nouvelle ; Arnauld de Vresse, éditeur, 55 rue de Rivoli et enfin maison Martinet, 172 rue de Rivoli et 41 rue Vivienne. Nous noterons aussi que le Charivari publia les derniers titres consacrés aux Salons artistiques.
La régularité de publication, promise par la maison Martinet vers 1860 en quatrième de couverture : « un album nouveau paraîtra régulièrement du 1er au 5 de chaque mois » ne fut probablement jamais appliquée. Il suffit de faire le graphique des vingt huit années d’édition pour voir que l’année 1868, avec la parution de 13 albums, représente le plus grand pic, suivi de 1862 (11 albums), 1867 (10 albums), 1860 (9 albums).
A partir de 1872, jusqu’à la fin, un seul album, consacré au Salon, fut publié chaque année. Il permettait aux visiteurs de parcourir cette importante manifestation avec ce petit livre en main, et de comparer les caricatures des œuvres avec celle-ci.

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Une liste

La liste suivante, avec toutes ses inexactitudes, permettra à nos lecteurs d’avoir enfin sous les yeux l’inventaire de ces petits volumes. Sous réserve de modifications. Nous sommes prêts à y intégrer toutes les observations que l’on pourra nous faire.

1867 sur la sellette 1867)
Album à Aiguilles (1866)
Allons-y gaiement (1867)
Au Bal de l’Opéra (1862)
Baigneurs et buveurs d’eau (1861)
Bouffonneries de l’Exposition [de 1867] (1868)
Cascades dramatiques (1868)
Cascadeurs et cascadeuses (1868)
Ces bons chinois (1858)
Ces bons parisiens (1855)
Ces diables de Parisiens (1868)
Ces jolis messieurs et ces charmantes petites dames (1860)
Ces petites dames et ces jolis messieurs (1867)
Cham au Salon de 1861 (1861)
Cham au Salon de 1863 1ère promenade ( 1863)
Cham au Salon de 1863 2e promenade (1863)
Cham au Salon de 1870 (1870)
Cham au Salon de 1867 (1867)
Charges parisiennes [ou Les charges parisiennes ?] (1845 ou 1858 ?)
Chassepotiana (1869)
Chasses et Courses (1859)
Chinoiseries, turqueries, maroquinades ( ? )
Choses et autres croquis (1862)
Chronique du jour (1866)
Cocasseries du jour (1867)
Coups de crayon (1849)
Cours d’astronomie [format oblong] (1870)
Cours d’hygiène ( ? ) (1862)
Cours de géométrie (1858)
Courrier de Paris (1866)
Cours de physique (1861)
Croquades (1850)
Croquades politiques, suite (1849)
Croquis contemporains (1860)
Croquis d’automne (env. 1853)
Croquis de printemps (1853)
Croquis en l’air (1850)
Croquis militaires (1860)
Croquis parisiens (1852)
Croquis variés ( ? )
Drôleries contemporaines (1869)
Emotions de chasse (1857)
En Carnaval (1852)
En Pologne (1857)
En vacances (1853)
-Encore un Album (1860)
Fariboles (1856)
Fantasia (1851)
Les folies parisiennes (1856)
L’âge d’argent (1857)
L’ Arithmétique illustrée (1863)
L’Exposition charivarisée (1867)
L’Exposition de Londres (1862)
L’Exposition de Londres, charivarisée [ou croquée ?]
par Cham, 2e promenade (1862)
La Banque Proudhon et les autres banques socialistes (1849)
La Bourse illustrée ( ? ) (1832)
La Civilité puérile et honnête ( ? )
La Comédie de l’Exposition. Prologue (1867)
La Comédie de l’Exposition. 1er acte (1867)
La Grammaire illustrée (1860)
Lantern’ Magique!!! (1868)
Le (Au ?) bal de l’Opéra (1862)
Au bal masqué (1855)
Le calendrier ( ? )
Le Carnaval à Paris (1865)
Le code civil commenté par Cham, 1ère partie (1862)
Le code civil commenté par Cham, 2e partie (1862)
Le code civil commenté par Cham, 3e partie (1862)
Le Corps législatif (pour rire ?) (1870)
Le manuel des chasseurs (1861)
Le Salon de 1857 (1857)
Le Salon de 1865 (1865)
Le Salon de 1866 photographié par Cham (1866)
Le Salon de 1868 (1868)
Le Salon de 1869 (1869)
Le Salon pour rire 1872 (1872)
Le Salon pour rire 1873 (1873)
Le Salon pour rire 1874 (1874)
Le Salon pour rire 1875 (1873)
Le Salon pour rire 1876 (1876)
Le Salon pour rire 1877 (1877)
Leçons de Civilité, 2eme édition (ou Nouvelles leçons de civilité ?) (1862)
Les chasseurs (1869)
Les Chinoiseries (1860)
Les collégiens en vacances (1861)
Les Comiques sans le savoir (1868)
Les Courses (1868)
Les Échappés de Charenton (1868)
Les Folies du jour (1863)
Les Français en Chine (1860)
Les Grimaces du jour (1869)
Les jolis Chasseurs (1863)
Les Jours gras (1863)
Les kaiserlicks (1855)
Les voyages d’agrément (1849)
Les représentans en vacances (1849)
Macédoine (1854)
Mascarades Parisiennes (1869)
Mélanges comiques (1849)
Mes Marionnettes (1868)
Miroir de la Cuisine et du Pique-Assiette (env. 1866)
Miroir du collégien et du·Calicot (env. 1866)
Musée Campana (1862)
Nos Grotesques (1856)
Nos Jeux et nos Ris (1868)
Nouveaux croquis de chasse (1854)
Nouveaux Habits, nouveaux Galons (1862)
Nouvelles Charges (1851)
Nouvelles Charges parisiennes (1865)
Nouvelles croquades (1853)
Nouvelles leçons de civilité puérile et honnête (1863)
Nouvelles Fariboles (1858)
Nouvelles pochades (1857)
Olla potrida (env. 1860)
Pantins du jour (1868)
Paris au Printemps ( ? )
Paris aux Courses (1858)
Paris l’été (1852)
Paris l’hiver (1853)
Paris pour rire (1869)
Paris s’amuse (1860)
Parisiens et parisiennes ( ? )
Pendant la canicule ( ? )
Promenades à l’exposition (1855 )
Promenades au Jardin d’Acclimatation (env. 1858)
Proudhon en voyage (1849)
Proudhoniana (1848)
Qui veut rire? (1867)
Revue comique de l’Exposition ( ? )
Revue comique de l’exposition de l’industrie (date ?)
Revue comique de l’Exposition de 1851 (1851)
Revue comique de l’Exposition de 1867 ( ? )
Revue comique de l’Exposition de 1878 ( ? )
Revue de l’année 1866 ( ? )
Revue du Salon ( ? )
Revue du Salon de 1853 (1853)
Revue Fantaisiste (1866)
La saison des eaux (1854)
Salmigondis (1852)
Salon de 1857 (1857)
Salon de 1868 (1868)
Le Salon de 1869 charivarisé (1869)
Scènes d’automne (1867)
Soulouque et sa cour (1850)
Souvenirs comiques de 1858 (ou souvenirs comiques de l’an 1858) (1858)
Spahis et Turcos (1863)
Un peu de tout (1856)
Variétés (1848)
Variétés drolatiques (date ?)

 

Quelques variantes

J’ai pu examiner chez un collectionneur quelques albums que ce dernier possédait en double exemplaires. Quelle ne fut pas ma surprise de noter plusieurs variantes dans chacun de ceux-ci.

 

Naturellement, il est difficile de savoir, pour le même titre, quel album a précédé l’autre. Toutefois quelques indices permettent d’en avoir une idée. La censure fut probablement toujours à l’origine de cette substitution de bois, mais rien n’est vraiment sûr. Notons cependant que les raisons évoquées par les censeurs pour retirer telle ou telle image peuvent nous paraître aujourd’hui bien obscures. La politique y tenait une grande place, mais aussi la religion, l’armée, la morale…

 

Le premier de ces albums est Proudhoniana ou les socialistes modernes, paru en 1848. Cham dresse dans cet ouvrage, un portrait des socialistes assez cruel mais bien drôle. La variante est ici assez subtile puisqu’elle ne concerne que la page de titre intérieure. Placé sous le sous-titre : « dédié aux propriétaires » un petit bois, probablement tronqué, montre un homme portant une bourse, donc un avare, et l’autre édition présente au même emplacement un homme fouillant dans ses poches, donc fauché, suivi d’une bonne d’enfant, allusion probable aux propriétaires affameurs…

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Vient ensuite Coups de crayon paru en 1849. Dans ce dernier album, nous trouvons en page 5, en bas à gauche, une image figurant Victor Considérant, dont la fameuse queue ornée d’un oeil, est entourée autour d’un rocher de Californie. Plus neutre, un autre bois nous montre un pionnier californien faisant une mauvaise rencontre.

 

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première version

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seconde version

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Victor Considérant…

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Remplacé par ce face-à-face

Il semble bien, assez curieusement, que la deuxième version ait été celle de Considérant, car en page 10 du même exemplaire, en bas, à droite, un bois a été gratté – donc forcément postérieurement – pour faire disparaître l’urne dans laquelle un ours des Pyrénées glissait un bulletin de vote. Notons au passage que la légende, faisant une allusion très claire au vote, n’a pas été changée. Le lecteur ne pouvait donc être dupe quand il voyait le geste de l’ours subsistant sur l’image! Un exemple, parmi des milliers, de la crétinerie de messieurs les censeurs et de l’audace des éditeurs de l’époque!

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Dans La grammaire illustrée, album sorti des presses du Charivari en 1860, j’ai découvert des variantes assez nombreuses. Cet ouvrage très amusant, au ton moins politique que les précédents, a été modifié en page 4, où figure en bas à droite »la virgule ». On reconnait dans une image le portrait d’ Emile de Girardin, et dans l’autre le buste d’un militaire beaucoup plus neutre.

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Emile de Girardin vu par Cham

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Et de manière plus réaliste par Ramshtal. On appréciera la précision du trait de Cham!

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L’autre bois de « La Virgule » qui fut remplacé par Girardin…

Page dix, trois personnages figurant la première, la seconde et la troisième personne, de Napoléon III à Dupin. Le bois de l’autre édition « Une terminaison », montre le suicide d’une femme dans la Seine.

 

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Une version…

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Remplacée par l’autre…

Des raisons plus techniques ont peut-être aussi provoqué des changements dans le choix des bois, mais rien ne peut nous en assurer. Page 11 de cette même Grammaire illustrée, des soldats ont-ils cédé la place à un écolier fuyant l’école? Ou l’inverse?

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A gauche, un soldat rappelant fortement la silhouette de Cham!

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En page 12, le Régime a connu aussi deux versions… Les images ont pourtant bien anodine!

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Première version du Régime

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Deuxième version…

Les modifications opérées en page 13 peuvent peut-être nous fournir quelques éclaircissements. En effet, sur trois bois consacrés aux « temps », deux ont été changés pour des raisons ignorées. Toutefois, la comparaison entre les bois d’une version, au trait assez « Toppferien » caractéristique de la jeunesse de Cham, et ceux qui les auraient théoriquement remplacés, au dessin plus vif, permettent de noter un écart assez important entre les années de production des premiers et des seconds.

Cet album a probablement été un succès et a duré dans le temps, ce qui doit expliquer aussi les couvertures différentes, elles-aussi, des deux exemplaires consultés.

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Deux couvertures pour le même album

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Deux versions d’une même page

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Premier temps : les deux versions

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Deuxième temps : idem

Dernière modification à signaler dans cette album, la disparition du portrait de Dupin, Président de la Chambre, déjà mentionné, et son remplacement par une image beaucoup plus neutre représentant une salle de classe. La légende : « rappel à l’ordre en cas de mauvaise locution » tombe ainsi complètement à plat quand elle souligne la seconde image. Pourquoi ne pas avoir pris la peine de changer aussi le texte?

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Première version

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Deuxième version

Un examen des documents laissés par les services de la censure et conservé aux Archives Nationales, me permettra peut être, dans un avenir proche, d’apporter d’utiles précisions à ce petit article, fruit d’une simple comparaison entre deux versions différentes des mêmes ouvrages. Je ne manquerai pas d’en tenir informé nos lecteurs.

 

 

 

 

 

Publié dans : Non classé | le 29 janvier, 2008 |Pas de Commentaires »

Affaire de grippe… en 1852

Découvert dans l’ »abum à un franc », Croquis parisiens, paru en 1852, au Charivari, ces quelques images faisant songer à notre actualité de 2009!

 

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Publié dans : Non classé | le 29 janvier, 2008 |Pas de Commentaires »

Cham au Louvre!

Le cabinet des Arts graphiques du Musée du Louvre vient de mettre en ligne 425 croquis de Cham conservé en un album du fonds des dessins et miniatures (Réserve des grands albums).

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Un bon moyen de feuilleter à distance ces croquis, qui sont en réalité des dessins préparatoires. Quand certaines de ces esquisses étaient retenues par la rédaction d’un journal, Cham les mettaient au propre sur des bois puis les transmettaient au graveur. Gilbert fut son graveur attitré assez longtemps. Plus tard, avec l’évolution des techniques, il dessina directement des dessins léchés qui étaient ensuite « clichés » directement.

Publié dans : Non classé | le 29 janvier, 2008 |Pas de Commentaires »

Une lettre au « Grand artiste »

Un petit cadeau du fameux blog « Le bibliomane » , cette lettre de Cham à un destinataire inconnu, non datée, marquée de l’esprit bien caractéristique de notre ami Cham.

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« Grand artiste

J’engraisse rien que de joie en pensant que ce soir je vous possederai. Société d’élite, propos spirituels, femmes chermantes, hommes bien couverts. Une belle bûche dans la cheminée voilà de qe nous avons à vous offrir. Votre fanatique Cham« 

 

Le cachet sec de « Bath » nous rappelle les fréquents séjours que fit Amédée de Noé en Angleterre. Bath, ville d’eau fut elle visitée par l’artiste? Plusieurs lettres retrouvées portent cette marque. Les hommes « bien couverts » et la bûche « offerte » par le caricaturiste sont peut-être des allusions à la pingrerie de son épouse, Jeanne Leroy. Encore un joli document, au ton spirituel et léger, bien caractéristique du style de Cham.

 

Merci à Bertrand, collaborateur de ce beau site de bibliophilie, « le bilbomane », que nous encourageons tous les amateurs et curieux à visiter. (lien dans la colonne de droite).

 

Rappelons ici que nous sommes toujours à la recherche de lettres de Cham, originales, copiées, imprimées ou même de simples « mentions » dans les catalogues d’autographes. Nous envisageons de donner une édition imprimée de sa correspondance, très intéressante pour les amateurs.

Publié dans : Non classé | le 29 janvier, 2008 |Pas de Commentaires »
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