Archive pour janvier, 2008

Une étonnante découverte

L’Album extraordinaire, Honoré Daumier et ses « amis »… « Au fond d’un carton, un volume plus grand que les autres. relié. (…) il a pour seul titre doré au dos « ALBUM » en lettres grasses. La reliure en demi-chagrin rouge, avec faux-nerfs plats réhaussés de dorures, filets, palettes dorées en tête et en queue, fait inévitablement penser à une reliure des années 1840 et garde encore fière allure. La reliure frottée se tient encore bien. Les plats sont en papier moiré rouge.

L’ouvrage s’ouvre sur une belle lithographie signée Bouchot, puis une autre signée Ch. Vernier, puis encore une autre signée cette fois des initiales H.D. (Honoré Daumier)., puis Gavarni, puis Edouard de Beaumont, Lorentz, Grandville, Cham. Le tout étant dès le premier coup d’oeil fort charmant. […] Plusieurs dizaines de lithographies, en noir, mais aussi en couleurs. Intéressant. Il s’agit en fait d’un recueil de lithographies originales la plupart annotées à la plume et légendées à la main sur étiquettes volantes collées au bas des épreuves. On y retrouve de nombreux artistes qui ont à la fois collaboré au Charivari et à La Caricature. […]

Cet album contient en outre plusieurs « bon à tirer » signés des artistes (Gavarni, Lorentz, .). On y trouve également des épreuves dont il est précisé qu’elles doivent « passer la censure ». Les états avant la légende, avant le titre ou même avant toutes lettres tirées sur blanc, sont nombreux. Certaines lithographies, bien qu’elles aient été reliées au format déplié in-folio, ont été visiblement envoyées par la Poste pliées en 8. Après quelques recherches au verso des lithographies, j’ai pu retrouver le destinataire d’une lithographie, clairement identifié : Monsieur Boiste 40 rue Laffitte, puis un autre : Monsieur Goulet au Charivari. »

C’est ainsi que le « découvreur » de cet étonnant volume, raconte cette fameuse découverte sur le blog du bibliophile : http://bibliophilie.blogspot.com/.

Il nous a contacté et communiqué spontanément les images de ce volume concernant Cham. Elles sont passionnantes.

Voici la première : (cliquez sur les images pour les agrandir).

cham1detail7.jpg

Elle porte les inscriptions suivantes :

Titre (de la main de Cham) : « Pekinades » et à côté, à l’encre (d’une autre main) : « L’ambassade chinoise ».

En haut à gauche : « N°2″. Dans la marge gauche : « Pour le Charivari si la censure le laisse passer ».

La légende du dessous, au crayon mine, est de la main de Cham : « (Présentation à l’Empereur suivant l’étiquette chinoise) : Très haut et très puissant Cha-Hu-Kan-Kan – je te présente l’envoyé français – Sa position vis à vis de ta majesté est bonne….. (l’envoyé) – Bonne, bonne, pas trop – j’ai des crampes atroces dans les articulations - »

Une autre version de la légende, cette fois-ci à l’encre, est d’une autre main :  » Un homme bien posé à la cour » Bonjour envoyé, bonjour!… as-tu des demandes à nous adresser, des plaintes à nous faire? articules, articules les, articules-les…. – (l’envoyé, à part) Le diable t’emporte! j’ai des crampes dans les articulations…. »

La seconde lithographie se présente ainsi :

maroquinades.jpg

Elle a pour titre en haut à droite : « Maroquinades 2″

 

Et au bas, une légende, à l’encre, qui ne semble pas être de la main de Cham : « Et toi, Dumanet, qué que t’as tué?.. – Moi, j’ai tué le valet de chambre d’Abd-el-Kader, à preuve que j’ai pr j’y ai pris son plumeau, et le v’la… »

 

Ces planches, si elles furent acceptées par la censure – d’après notre catalogue – parurent en 1844. Une recherche complémentaire reste à faire pour essayer d’identifier l’auteur de ces annnotations qui semblent être de la même main pour tous les dessinateurs. Il s’agissait forcément un membre de l’équipe du Charivari. Comment ces lithographies furent-elles jugées par la censure?

Cet album fait songer à celui d’Edouard Bouvenne présenté lors de la récente exposition Daumier à la Bibliothèque Nationale de France. Il provient forcément des archives du journal Le Charivari ou d’un fonds de collaborateur. C’est un document de la plus insigne rareté. Son propriétaire actuel pense en jouir sa « vie durant » et en faire profiter ensuite un musée ou une bibliothèque.

Longue vie à ce collectionneur! Et qu’il accepte nos remerciements les plus empressés pour avoir bien voulu nous communiquer des reproductions de ces précieuses reliques. Nous ne manquerons pas de vous faire part dans ces colonnes de nos futures découvertes au sujet de ce fabuleux album. L’enquête ne fait que commencer!

Note complémentaire : dans notre inventaire manuscrit des lithographies de Cham (inédit), nous avons trouvé l’état de publication de ces deux planches. La première, « Maroquinades », fut publiée dans le Charivari du 14 septembre 1844 sous le n°2 dans le cadre et n°258 dans le dessin avec la légende identique à celle portée à l’encre sur l’exemplaire du recueil.

La seconde, « L’ambassade Chinoise » fut publiée dans le Charivari du 1er novembre 1844 sous le n°2 dans le cadre et n°305 dans le dessin avec la légende identique aussi à celle portée à l’encre sur l’exemplaire du recueil.

Il semble donc que les légendes manuscrites de Cham n’ont pas été retenues. Les autres furent-elles inspirées par lui?

La série des « Maroquinades » ne comprend que cinq planches parues entre le 14 septembre et le 7 octobre 1844 suivie des deux planches de « l’ambassade chinoise » des 30 octobre et 1er novembre 1844. Ces séries ne furent donc pas continuées peut-être pour raison de censure? Ces planches furent donc parmi les premières publiées par le jeune Amédée de Noé au Charivari. Elles n’en sont que plus précieuses.

 

Publié dans:Non classé |on 29 janvier, 2008 |1 Commentaire »

Un recueil de dessins de Cham adjugé le 14 mai 2008

Le mardi 14 mai dernier, a été adjugé à Drouot sous le marteau de maître Brissonneau, un exceptionnel album, recueil de 334 dessins originaux et au lavis de différents formats. Ce recueil comporte aussi une aquarelle. La reliure, marquée « A.D. » est de couleur grenat. Les dessins furent légendés par Cham ou sa femme.

Les thèmes abordés sont : les bains de mer à Dieppe. – Cheminots. Signaux de Chemin de Fer. – Le Vin. – Le Temps. – Pension et pensionnaires. – Cirque olympique et Opéra national. – hôtel des Haricots. – Garde nationale. – Portraits d’artistes : E.-A. Lepeintre, Lola Montès, Melle Georges, Vestris, Franconi, Debureau, Alexandre Dumas et son théâtre… – Impôt sur les chiens. – Les étrennes. – L’Empereur Napoléon III au camp de Compiègne. – Les Parapluies. – Proudhon. Les Phalanstériens. Cabet et l’Icarie. – Les Médicaments. – Mr Potard et ses expériences en ballon. – L’Or en Californie. – Les Domestiques. – Les Banquets socialistes et démocratiques. Etc, etc.

Une lettre autographe de Cham est jointe. Il y donne des nouvelles de sa santé.

Figurent à la la suite : 25 gravures diverses par Bertall (Chapeaux), H. Val Andrieux, K. Girardet, Cruishank… Johannot (Alfred). Deux dessins originaux à la plume, signé des initiales, pour illustrer les œuvres de Walter Scott « Le Monastère » et « L’Antiquaire ». Letuaire (Pierre). 1798-1884 : Joutes navales à Sète. Lavis original, signé. J.E.V. : Scènes de Barricades et d’Insurrection. deux lavis originaux, monogrammés Michel (S.). Vues de Dijon. 2 dessins originaux au crayon, dont un signé : Notre-Dame et l’église St-Etienne. Calame (A.). 6 gravures vues des environs de Genève [1838-1845]. Viardot (Pauline). 1821-1910. Dessin original au crayon, signé. Portrait de Adolphe Joanne (1813-1881). Fondateur en 1843 de l’Illustration et créateur des  » Guides Johanne « . Portraits-charges de Gerusez (Crafty ?), Goumy et Joanne. Caricature originale au crayon. Costumes militaires français et russes. Lavis ou au crayon originaux.

Les dessins de Cham doivent être en majorité des tracés à la plume et au crayon, esquisses qu’il reportait ensuite, en les peaufinant, sur les pavés en bois de bout. les thèmes répertoriés ici sont bien reconnaissables.

Doit-on voir dans les initiales « A.D. » marquant ce volume, Alexandre Dumas fils? C’est possible et même probable. 14 dessins concernent d’ailleurs Dumas père et son théâtre. L’auteur de la « Dame aux Camélias » était un ami de Cham, il se présentait du moins ainsi. Nous verrons dans un article à paraître, que l’homme de lettre avait un sens de l’amitié très particulier et que sa plume, toute amicale qu’elle fut, pouvait aussi déraper…

 

Ce très beau volume a été adjugé 4700 euros, cadrant ainsi dans une estimation de 4000-5000 euros.

 

Nous n’avons pu, malheureusement, ni voir, ni acquérir ce document. Nous espérons pourvoir contacter l’acheteur, pour l’examiner de plus près et recueillir ainsi quelques éléments d’information sur la vie et l’oeuvre de notre artiste préféré.

Si le nouveau propriétaire du volume lit les lignes qui précèdent, qu’il n’hésite pas à nous contacter. Les faibles lumières des administrateurs de ce blog pourront peut-être lui être utiles?

Publié dans:Non classé |on 29 janvier, 2008 |Pas de commentaires »

Une nouvelle exposition Daumier à la Bibliothèque Nationale de France?

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Une formidable exposition Daumier se tint aux Galeries nationales du Grand Palais à Paris du 5 octobre 1999 au 2 janvier 2000. les administrateurs de ce blog s’en souviennent encore : elle était tout simplement fabuleuse mais nettement surdimensionnée. Ils en ressortirent ravis mais fourbus. Le catalogue publié à cette occasion faisait bien le tour de la vie et de l’œuvre du grand artiste. « Enfin ! » dirent certains, qui attendaient avec impatience et depuis longtemps qu’une telle manifestation lui soit consacrée. Des tableaux, dessins, lithographies, pierres lithographiques, sculptures, tout y était ou presque. Les commissaires de cette fameuse expo avaient bien fait leur travail.

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LE MARAUDEUR. Mr. Minet entrepreneur général des gibelottes de Paris (Diners à 32 sous)

« …moumout…mou…mout…viens mon lapin!… »

 

Mais, au fait, était-il donc utile d’y revenir ? C’est avec un plaisir mêlé de surprise que nous avons appris qu’une nouvelle exposition devait se tenir cette année 2008 à la Bibliothèque Nationale de France. Que dire ? Que présenter de nouveau ? Comme l’un de nous est un grincheux professionnel mais qu’il n’aime pas qu’on le qualifie de malhonnête, ou de snob, il a donc décidé de visiter cette nouvelle exposition. Il s’y est rendu avec le plus grand plaisir.

 

C’est donc dans les bâtiments de la rue de Richelieu que se tient cette manifestation, abritée dans une immense galerie toute en longueur, vestige du palais de Mazarin. C’est un bel hommage au talent d’Honoré Daumier, né, rappelons-le, à Marseille en 1798. Les connaisseurs sont ravis de revoir les lithographies du maître – 160 sont exposées, sur 4000 – et les autres, les amateurs, au sens noble du terme, découvrent avec plaisir et amusement toute la fameuse palette de Daumier, qui parvenait à dessiner tout en nuances avec un simple crayon noir de lithographe.

 

La couleur de fond de l’expo n’est pas très gaie, mais elle met bien en valeur les oeuvres. Une vidéo biographique, inaudible, est présentée sur un écran placé en hauteur ! Pas de chaise pour s’asseoir… Sinon, c’est une honnête exposition dont les cartels sont parfois bien explicites, et parfois pas du tout. Pourquoi ?

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« Manière dont on fait à Paris le saucisson de Lyon »

Brrr… Cette lithographie de la série des « marchands de Paris » parue en 1855, illustre une vilaine rumeur sur le sort subit par certains Chiens et chats de la capitale. Le censeur de l’époque fit à son sujet cette étonnante demande : « dois-je autoriser? C’est un bien vilain tableau à mettre sous les yeux du public et fait pour dégoûter à toujours de la charcuterie ».

Notons au passage quelques jolies pièces destinées aux amateurs : les trois pierres lithographiques originales de Daumier conservées à la B.N.F., des épreuves avec légendes manuscrites fort intéressantes, de très beaux tirages et – mais c’est un avis tout personnel – la fameuse litho du « massacre de la rue Transnonain », merveille de composition et de finesse psychologique. Malgré tout, et sans faire la fine bouche, nous aimerions quand même qu’un jour, nos conservateurs prennent un peu de leur précieux temps pour nous produire quelques expositions sur des dessinateurs moins connus mais talentueux, eux aussi. Honoré Daumier est un fameux chêne qui cache toute une forêt d’artistes qui ne demandent qu’à être redécouverts. Oui, bien sûr, Cham en fait partie… Et ne nous taxez pas de mauvaise foi, s’il vous plait !

 

Du 4 mars 2008 au 8 juin 2008
Bibliothèque Nationale de France, site Richelieu / Galerie Mazarine

Du Mardi au samedi de 10 h à 19 h
Dimanche de 12 h à 19 h, sauf lundi et jours fériés

tarif plein : 7.00 euros
tarif réduit : 5.00 euros

Voir aussi l’ exposition Les héritiers de Daumier du 4 mars au 4 mai 2008


Publié dans:Non classé |on 28 janvier, 2008 |1 Commentaire »

No comment!

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Gustave Courbet

 

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Edouard Manet

 

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Publié dans:Non classé |on 25 janvier, 2008 |Pas de commentaires »

Spécial copinage : Caricatures et caricature

On trouvera sur le blog Caricatures et caricature, toute l’actualité et l’histoire de l’art qui nous est cher. L’animateur de ce site, grand amateur d’images satiriques, fait un gros travail de mise à jour (contrairement à nous, dirons certains !). De nouvelles parutions, des articles, des annonces et commentaires d’ expositions sur un savoureux site à déguster sans modération, que demander de plus ! Vous trouverez, dans la rubrique Analyses sur la caricature, une mine de renseignements, dont un superbe article sur Alfred Le Petit, trop oublié aujourd’hui.

Notons de plus, que le vénéré directeur de Caricatures et caricature, Guillaume Doizy, est un excellent compagnon de table !

Pour le rejoindre : http//caricaturesetcaricature.com/

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Publié dans:Non classé |on 24 janvier, 2008 |Pas de commentaires »

Quand Cham réclamait du travail

Cette amusante lettre fut publiée dans l’hebdomadaire L’autographe n°40 du samedi 1er juin 1872. Sa date de rédaction n’est malheureusement pas mentionnée. Cham s’adresse ici à un directeur de journal, quémandant du travail d’une manière polie. Henri de Villemessant étant le directeur de L’autographe, il est bien possible qu’il en fut le destinataire.

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« Mon cher monsieur

Je viens de nouveau vous demander si vous ne pourriez pas utiliser mon petit talent, vu que mes fonds ont roulé d’une manière terrible avec les gaillards ci-dessus. J’ai peut-être moi-même un peu aidé à l’évacuation en me donnant quelques bosses. Malheureusement à cette époque ci de l’année on dépense pas mal d’argent. Je vous serais donc bien obligé, s’il y avait moyen d’exécuter quelque choses. Votre tout dévoué et empressé serviteur Cham.« 

 

Les dessins dont Cham a agrémenté sa lettre sont bien de sa main. Tout d’abord figurent le bottier, le tailleur et le chapelier venant présenter leurs factures au caricaturiste, puis, juste en dessous, la voiture « à la Daumont » symbolise le luxe effréné dont Amédée prétendait profiter honteusement alors qu’il vivait, nous le savons bien, fort simplement.

Le couple placé près de la dernière ligne est bien celui formé par Amédée de Noé et son épouse Jeanne Leroy. Nous apprécierons au passage les silhouettes bien opposées des deux époux! Cham ne manquait jamais une occasion de mettre en avant sa maigreur effrayante…

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Cham « exécuta » peut-être quelque chose pour son enigmatique employeur. Si ce mot n’est pas entièrement humoristique il est l’intéressant témoignage d’une économie domestique en forme de serpent de mer. la bestiole avait plongé et il s’agissait de la faire ressortir!

Publié dans:Non classé |on 23 janvier, 2008 |Pas de commentaires »

L’osanore de Georges Fattet : le dentier qu’il vous faut!

Un lien vers un site intéressant où sont évoquées la carrière et les inventions du dentiste Georges Fattet né le 14 février 1820. Il est auteur de l’indispensable opuscule « Traité de prothèses dentaires à l’usage des artistes, des savants et des gens du monde« . Figure aussi dans sa bibliographie « Aperçu sur les dangers des dents à pivot, a ressort et à crochets ; Sur l’heureuse et favorable influence des dents sans crochet ou ratelier à succion sur la santé générale « .

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L’oeuvre douloureuse et utile d’un homme qui indiquait dans son curriculum vitae, être : inventeur des dents osanores, professeur de prothèse dentaire et auteur d’un nouveau procédé pour dissimuler les dents cariées et difformes!

L’ »osanore » (os + or) étaient en fait un dentier en ivoire d’hippopotame. Fattet fut adepte d’une publicité tapageuse et originale. Il descendit les Champs Elysées sur un char décoré d’un dentier géant!

Les caricatures de Cham concernant Fattet durent publiées dans Le Charivari entre 1845 et 1850, dans les séries : Vie du célébrissime et dentissime Georges FATTET et les Célébrités charivariques.

Ce site évoque aussi l’histoire de l’art dentaire à travers le temps. Ouf! Heureusement, nous vivons au XXIe siècle. Vive la roulette supersonique!

(http://www.bium.univ-paris5.fr/sfhad/cab/texte02.htm)

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« Voyez mon domestique, Messieurs,… avec mes Rateliers Osanores il brise du fer !… »

Publié dans:Non classé |on 22 janvier, 2008 |Pas de commentaires »
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